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Des politiques meilleures pour un système alimentaire mondial productif, durable et résilient

OECD Conference Centre, 7-8 Avril 2016

Co-Presidents: Mr Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, France; Mr Tom Vilsack, Secretary of Agriculture, United States

 

Dialogue préalable à la réunion, sur l’Avenir de l’agriculture et de l’alimentation

Dialogue préalable à la réunion, sur l’Avenir de l’agriculture et de l’alimentation, jeudi 7 avril à 13h45. M. Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE, M. Le Foll, M. Vilsack et M. Ash, Directeur, rencontreront les journalistes invités et leur feront part de leur point de vue sur l’avenir du secteur. Cet evènement sera ouverte à la presse et sera retransmise sur le web.

 

Session 1: Une nouvelle forme d’action publique pour l’agriculture et l’alimentation

Les gouvernements et les parties prenantes partagent très largement un même ensemble d’aspirations et d’ambitions pour le système agricole et alimentaire mondial, à savoir : assurer à tous les consommateurs un accès fiable à une alimentation nutritive et sûre ; permettre aux producteurs où qu’ils soient, petits ou grands, hommes ou femmes, d’opérer dans un système commercial mondial transparent et ouvert, et de saisir les opportunités qui s’offrent à eux pour améliorer leur niveau de vie ; contribuer à la croissance de la productivité, à une utilisation durable des ressources, aux solutions à apporter au changement climatique, et à la fourniture de services écosystémiques ; améliorer la résilience des exploitations et la capacité des agriculteurs à gérer les risques ; et concourir à une croissance et un développement inclusifs, à l’intérieur des pays et entre eux. Cela nécessite des cadres d’action intégrés à l’échelle de l’économie entière, dans lesquels toutes les incitations et tous les signaux indiquent constamment la direction voulue. Au cours de cette session, les ministres seront invités à exprimer leur point de vue au sujet des domaines d’action prioritaires qui méritent qu’on leur accorde davantage d’attention pour atteindre ces objectifs partagés.

 

Diner sur le thème « Renforcer la coopération internationale pour atteindre nos objectifs partagés »

Assurer une croissance durable de la productivité et la résilience malgré la raréfaction des ressources, exacerbée par le changement climatique, exigera de renforcer nettement la coopération internationale dans les domaines des échanges, de l’investissement et de l’innovation. Les marchés internationaux, qui permettent aux produits alimentaires de circuler de manière fiable des régions et pays en déficit aux régions et pays en excédent, seront essentiels. Les flux d’investissements internationaux, publics et privés, au sein de chaînes d’approvisionnement agricoles responsables, ont un énorme rôle à jouer. La coopération internationale axée sur le partage et l’adaptation des connaissances existantes et nouvelles et de l’innovation, par exemple pour faire face aux difficultés soulevées par le changement climatique, pourrait avoir un effet sensible, en apportant des solutions aux problèmes et en permettant de tirer parti du potentiel non exploité lorsqu’il existe. Un dialogue ouvert est en soi précieux, pour parvenir à une compréhension et une confiance mutuelles.

 

Session 2: Des objectifs partagés aux actions concrètes

Au cours de cette session, l’accent sera mis sur la façon de procéder pour s’engager dans une nouvelle voie, passer de politiques établies à de nouvelles approches, et s’assurer la participation et le soutien des acteurs concernés. Faire évoluer l’action publique est difficile et il n’existe pas de méthode universelle. Il faut apporter des éléments concrets à l’appui du changement et les expliquer. L’enchaînement des étapes est important. Les transitions doivent être gérées et les plus vulnérables doivent être soutenus. Le sens des mesures doit rester cohérent au fil du temps et le rythme des modifications doit être adapté à la situation des différents pays et régions. Beaucoup de pays étant confrontés à l’austérité budgétaire et à des demandes concurrentes de ressources financières, il est peu probable que le soutien public apporté au secteur augmente. La panoplie de mesures employée doit constituer un tout cohérent, adossé à l’action économique globale et comportant des volets sectoriels lorsqu’ils sont nécessaires pour répondre avec efficacité et efficience à des opportunités ou des menaces spécifiques à l’activité.

 

Déjeuner de travail « Définir la panoplie de mesures optimale à adopter pour assurer la sécurité alimentaire »

Parvenir à la sécurité alimentaire dans toutes ses dimensions (accès, disponibilité, utilisation et stabilité) exige une approche multiforme, adaptée aux besoins et aux conditions des différents pays. Il faut pour cela intégrer dans un ensemble cohérent un large éventail de mesures allant de la santé, l’éducation, la réduction de la pauvreté et le développement, à l’environnement et à l’agriculture, en passant par les échanges, l’investissement et l’innovation. Les approches retenues aujourd’hui dans des pays se trouvant à des stades différents de développement économique et plus ou moins riches en ressources sont variées, et donnent des résultats tout aussi divers.

À la fin de cette session, le texte définitif de la déclaration sera présenté aux ministres pour approbation officielle.

 

Session de clôture

Les Co présidents présenteront leur résumé de la réunion et la déclaration ministérielle. Cette session de clôture sera ouverte à la presse et sera retransmise sur le web.